Quand votre enfant doit-il rester à la maison ?

Quand votre enfant doit-il rester à la maison ?

Cela arrive dans chaque famille — et généralement au pire moment : votre enfant se réveille le matin, le front brûlant, le nez qui coule, le regard terne. Vous touchez son front, prenez le thermomètre et lisez : 38,7 °C. En même temps, vous avez une réunion à 9 heures que vous ne pouvez pas reporter. Que faire ?

La question « enfant malade — crèche oui ou non ? » se pose régulièrement aux parents qui travaillent. Les études montrent que les enfants traversent six à dix infections par an au cours de leurs premières années en crèche. C'est normal et même important pour le développement du système immunitaire — mais cela bouleverse chaque fois le quotidien.

Ce guide vous offre un aperçu complet : quand votre enfant doit-il rester à la maison ? Quelle est la durée d'exclusion pour les maladies les plus courantes ? Quels sont vos droits vis-à-vis de votre employeur ? Et que faire quand personne ne peut prendre le relais ?

Quand votre enfant doit-il rester à la maison ?

La plupart des crèches en Suisse ont des directives claires, consignées dans le contrat de garde ou le règlement destiné aux parents. Même si les détails varient légèrement d'une crèche à l'autre, les règles de base suivantes s'appliquent pratiquement partout :

Fièvre supérieure à 38,5 °C

À partir d'une température corporelle de 38,5 °C (mesure rectale), un enfant est considéré comme fiévreux et ne peut pas être accueilli en crèche. Certains établissements fixent le seuil à 38,0 °C. Important : c'est la température sans antipyrétiques qui compte. Donner du paracétamol à un enfant le matin pour le rendre « apte » et l'envoyer à la crèche n'est pas une solution — l'enfant a besoin de repos, et la crèche le refusera si la fièvre revient au cours de la journée.

Vomissements ou diarrhée

Si votre enfant a vomi ou eu la diarrhée au cours des 24 dernières heures, il doit rester à la maison. Les gastro-entérites sont extrêmement contagieuses et peuvent se propager dans un groupe de crèche en quelques jours. La plupart des crèches exigent que l'enfant soit asymptomatique pendant au moins 48 heures avant de pouvoir revenir.

Maladies contagieuses

En cas des maladies suivantes, votre enfant ne peut en aucun cas fréquenter la crèche :

  • Syndrome pieds-mains-bouche : Très contagieux, avec des vésicules typiques sur les mains, les pieds et dans la bouche. C'est l'une des causes d'absence les plus fréquentes en crèche.
  • Scarlatine : Infection bactérienne avec fièvre, maux de gorge et éruption cutanée typique. Doit être traitée par antibiotiques.
  • Varicelle : Très contagieuse, avec des vésicules prurigineuses typiques sur tout le corps. Contagieuse dès 1 à 2 jours avant l'apparition de l'éruption.
  • Gastro-entérite (norovirus, rotavirus) : Vomissements violents et diarrhée, très contagieux. Se propage extrêmement vite dans les collectivités.
  • Conjonctivite : Yeux rouges, collés avec écoulement. La forme bactérienne est très contagieuse et se transmet par contact et par les objets partagés.
  • Poux (poux de tête) : Pas une maladie à proprement parler, mais une cause fréquente d'exclusion de la crèche. Transmission par contact direct tête à tête.

Malaise général

Même sans diagnostic précis, la règle suivante s'applique : si votre enfant est visiblement malade — apathique, pleurnicheur, ne mange pas, veut rester couché —, il n'a pas sa place en crèche. Le personnel éducatif ne peut pas apporter l'attention individuelle dont un enfant malade a besoin. De plus, le risque de contagion pour les autres enfants est élevé.

Après un traitement antibiotique

Si votre enfant reçoit un antibiotique, il devrait en règle générale rester à la maison pendant les 24 à 48 premières heures suivant le début du traitement. Durant cette période, l'enfant est souvent encore contagieux et le médicament a besoin de temps pour agir. Votre pédiatre peut vous indiquer à partir de quand le retour en crèche est approprié.

Durées d'exclusion : quand votre enfant peut-il retourner en crèche ?

L'une des questions les plus fréquentes : « Combien de temps mon enfant doit-il rester à la maison ? » Voici un aperçu des durées d'exclusion typiques :

Maladie Durée d'exclusion (typique)
Fièvre (>38,5 °C) 24 h sans fièvre et sans médicaments
Vomissements / Diarrhée 48 h sans symptômes
Syndrome pieds-mains-bouche Jusqu'à ce que les vésicules soient croûtées (env. 5–7 jours)
Varicelle Jusqu'à ce que toutes les vésicules soient croûtées
Scarlatine 24 h après le début des antibiotiques
Conjonctivite 24 h après le début du traitement
Poux Après le premier traitement (+ justificatif)

Important : Ces indications sont des valeurs indicatives. Votre crèche peut avoir des règles plus strictes. En cas de doute : renseignez-vous auprès de la direction de la crèche et consultez votre pédiatre. Votre enfant devrait revenir dans un état lui permettant de bien gérer le quotidien de la crèche — pas simplement « ne plus être contagieux ».

Obligation de déclaration : quelles maladies doivent être signalées ?

En Suisse, certaines maladies sont soumises à l'obligation de déclaration médicale auprès de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Pour vous en tant que parent, cela signifie : c'est votre médecin qui doit faire la déclaration, pas vous. Mais vous devez informer la crèche afin qu'elle puisse prendre les mesures nécessaires.

Les maladies à déclaration obligatoire qui touchent les enfants comprennent notamment :

  • Rougeole
  • Coqueluche (pertussis)
  • Infections à méningocoques
  • Tuberculose
  • Hépatite A
  • COVID-19 (selon l'ordonnance en vigueur de l'OFSP)

Pour les poux, le syndrome pieds-mains-bouche ou les gastro-entérites, il n'y a pas d'obligation de déclaration médicale à l'OFSP — mais la crèche devrait informer les autres parents du groupe pour qu'ils puissent surveiller les symptômes. C'est généralement la direction de la crèche qui s'en charge.

Vos droits en tant qu'employé·e

Lorsque votre enfant est malade, vous avez en tant qu'employé·e en Suisse des droits légaux clairement établis. Beaucoup de parents ne connaissent pas ces droits ou n'osent pas les faire valoir. Voici les faits essentiels :

Art. 36 al. 3 LTr : jusqu'à 3 jours par épisode de maladie

La loi suisse sur le travail (LTr) vous donne le droit de vous absenter du travail en cas de maladie de votre enfant, à condition de pouvoir présenter un certificat médical. La pratique courante et la jurisprudence prévoient jusqu'à 3 jours de travail payés par épisode de maladie.

Important — et méconnu de nombreux parents :

  • Ces 3 jours s'appliquent par épisode de maladie, pas par année. Si votre enfant a six rhumes au cours de l'année, vous avez théoriquement droit à six fois jusqu'à 3 jours.
  • Il n'existe aucune limite légale au nombre total de jours de maladie par an que vous pouvez prendre en raison de votre enfant.
  • Les deux parents peuvent faire valoir ces jours — pas seulement les mères.
  • Les parents isolés ont les mêmes droits. La loi ne fait pas de distinction selon la constellation familiale.
  • Un certificat médical est requis. Appelez donc rapidement votre pédiatre — de nombreux cabinets délivrent un certificat après une consultation téléphonique.

Convention collective de travail (CCT) et règlements d'entreprise

De nombreuses CCT de branche et règlements d'entreprise offrent des dispositions plus généreuses que le minimum légal. Vérifiez votre contrat de travail et la CCT de votre branche. Certains employeurs accordent jusqu'à 5 jours par épisode de maladie ou offrent des « jours famille » supplémentaires.

Conseil : Renseignez-vous auprès de votre service RH sur la réglementation concrète dans votre entreprise. Il existe souvent un règlement du personnel qui va au-delà du minimum légal.

Maintien du salaire : que se passe-t-il quand vous restez à la maison pour votre enfant ?

Le maintien du salaire en cas d'absence pour un enfant malade est régi par l'art. 324a CO (Code des obligations). L'employeur est tenu de continuer à vous verser le salaire pendant une « durée limitée » — exactement comme en cas de maladie personnelle.

Durée du maintien du salaire

La durée dépend du nombre d'années de service. En pratique, les tribunaux utilisent des échelles :

Années de service Échelle bernoise Échelle bâloise Échelle zurichoise
1re année 3 semaines 3 semaines 3 semaines
2e année 1 mois 2 mois 8 semaines
3e année 2 mois 2 mois 9 semaines
4e année 2 mois 3 mois 10 semaines
5e–9e année 3 mois 3 mois +1 semaine/année
10e+ année +1 mois/5 ans +1 mois/5 ans +1 semaine/année

Remarque : Ces échelles s'appliquent à toutes les absences selon l'art. 324a CO cumulées — c'est-à-dire maladie personnelle, enfant malade, service militaire, etc. au cours d'une année de service.

Assurance indemnités journalières en cas de maladie (IJM)

De nombreux employeurs ont souscrit une assurance indemnités journalières en cas de maladie (IJM) qui remplace le maintien légal du salaire. Prestation typique : 80 % du salaire pendant 720 jours, généralement après un délai d'attente de 30 à 90 jours. Les absences pour enfant malade sont également comptabilisées par ce biais. Pour savoir si vous êtes couvert·e par une IJM, consultez votre contrat de travail ou renseignez-vous auprès du service RH.

Enfant gravement malade : allocation de prise en charge (APG)

Si votre enfant n'a pas qu'une simple grippe, mais est gravement malade — par exemple un cancer, une blessure grave ou un autre problème de santé sérieux —, une protection particulière s'applique depuis juillet 2021 :

Allocation de prise en charge via le régime des allocations pour perte de gain (APG)

Les parents d'enfants gravement malades ou accidentés ont droit à un congé de prise en charge de 14 semaines maximum (98 jours). Ces jours peuvent être pris dans un délai-cadre de 18 mois — d'un seul tenant ou de manière fractionnée.

Conditions :

  • L'enfant a moins de 18 ans
  • Il présente une atteinte grave à sa santé (confirmée médicalement)
  • Au moins un parent doit interrompre ou réduire son activité professionnelle pour prendre en charge l'enfant
  • L'indemnité s'élève à 80 % du salaire (comme pour l'allocation de maternité), au maximum CHF 220 par jour

Les deux parents peuvent se répartir les 14 semaines. Le droit est également ouvert aux parents nourriciers qui ont une relation d'accueil formelle.

Important : Cette réglementation s'applique aux maladies graves, pas aux maladies infantiles courantes. Votre pédiatre doit confirmer que l'atteinte à la santé est grave.

Garde d'urgence : que faire quand les deux parents doivent travailler ?

Il existe des situations où ni vous ni votre partenaire ne pouvez rester à la maison. Un rendez-vous professionnel important, un examen, une intervention — parfois c'est inévitable. Pour ces cas, vous devriez avoir un plan B.

Grands-parents et réseau familial

Le premier recours pour la plupart des familles suisses, ce sont les grands-parents. Selon l'Office fédéral de la statistique, les grands-parents en Suisse gardent régulièrement environ 160 000 enfants — et encore davantage en cas d'urgence. Discutez en amont avec vos parents ou beaux-parents pour savoir s'ils pourraient intervenir en cas de maladie.

Garde d'enfants à domicile de la CRS

La Croix-Rouge suisse (CRS) propose dans de nombreux cantons le service « Garde d'enfants à domicile ». Des gardiennes formées viennent chez vous et s'occupent de votre enfant malade pendant que vous allez travailler. Les coûts se situent selon le canton entre CHF 5 et 12 par heure — nettement moins qu'une perte de salaire. La réservation peut souvent se faire à court terme, idéalement la veille.

Services privés de nanny d'urgence

Diverses agences proposent des nannies d'urgence à court terme. Les coûts sont plus élevés (CHF 30–50 par heure), mais vous obtenez généralement une personne de garde expérimentée en quelques heures. Certaines agences proposent également des formules d'abonnement, où vous payez une cotisation annuelle et bénéficiez d'un placement prioritaire en cas d'urgence.

Employeurs proposant une garde d'urgence

Certains grands employeurs en Suisse proposent leur propre service de garde d'enfants d'urgence ou ont des accords avec des prestataires externes. Renseignez-vous auprès de votre service RH pour savoir si votre entreprise offre un tel service. Il est également utile d'aborder ce sujet lors de votre prochain entretien annuel — plus les parents en font la demande, plus un tel service a de chances d'être mis en place.

Conseils pratiques pour les parents qui travaillent

Un enfant malade n'est jamais prévisible. Mais vous pouvez vous préparer pour que le niveau de stress soit un peu plus bas le moment venu :

  • Ayez toujours un plan B prêt : Clarifiez à l'avance avec les grands-parents, voisins ou amis qui pourrait intervenir en cas d'urgence. Établissez une liste de numéros de téléphone — pas seulement quand la situation se présente.
  • Communiquez ouvertement avec votre employeur : Les parents qui parlent ouvertement de leur situation de garde rencontrent généralement de la compréhension. Ceux qui essaient toujours de « s'en sortir en cachette » risquent une perte de confiance. Prévenez tôt et proposez d'effectuer le travail depuis la maison si possible.
  • Gardez le numéro du pédiatre à portée de main : Enregistrez le numéro de votre cabinet pédiatrique dans votre téléphone. De nombreux cabinets ont des horaires de consultation téléphonique le matin, durant lesquels vous pouvez obtenir un conseil et, si nécessaire, un certificat médical.
  • Pharmacie d'urgence à la maison : Suppositoires antipyrétiques (paracétamol ou ibuprofène, dosage adapté à l'âge), solution de réhydratation en cas de diarrhée, thermomètre, gouttes nasales (solution saline) et un pack réfrigérant devraient toujours être disponibles.
  • Clarifier la possibilité de télétravail : Discutez avec votre employeur si et dans quelles conditions vous pouvez travailler depuis la maison en cas de maladie de votre enfant. Ce n'est pas une solution idéale (un enfant malade a besoin d'attention), mais cela peut aider quand votre enfant est en voie de guérison.
  • Alternez avec votre partenaire : Répartissez équitablement les jours de garde. Cela soulage non seulement chacun, mais signale aussi aux deux employeurs que la responsabilité est partagée.

Que se passe-t-il si votre enfant tombe malade à la crèche ?

Tous les enfants malades ne sont pas repérés le matin. Parfois, les symptômes n'apparaissent qu'au cours de la journée à la crèche. Dans ce cas, la plupart des crèches suivent une procédure standardisée :

La procédure typique

  1. Détection des symptômes : L'éducateur·trice constate que votre enfant a de la fièvre, vomit ou se sent visiblement mal.
  2. Séparation de l'enfant : Votre enfant est séparé du groupe et pris en charge dans un endroit calme — pour son bien-être et pour protéger les autres enfants.
  3. Contact avec les parents : Vous êtes informé·e par téléphone. La crèche attend en général que vous veniez chercher votre enfant dans un délai d'une à deux heures. Certaines crèches contactent également la personne de contact d'urgence si vous n'êtes pas joignable.
  4. Documentation : L'incident est documenté dans le rapport journalier ou le système numérique de la crèche. En cas de suspicion d'une maladie à déclaration obligatoire, la direction de la crèche informe le cas échéant le médecin cantonal.

Ce que vous devriez faire

  • Être toujours joignable : Assurez-vous que la crèche puisse vous joindre ou joindre une personne de contact d'urgence à tout moment.
  • Maintenir les contacts d'urgence à jour : Inscrivez les grands-parents, voisins ou d'autres personnes de confiance comme contact secondaire — avec leur accord.
  • Réagir rapidement : Les crèches ont des capacités limitées pour s'occuper individuellement d'un enfant malade. Essayez de venir le plus rapidement possible.
  • Pas de discussion sur place : Si la crèche décide que votre enfant doit être récupéré, acceptez-le. Le personnel éducatif agit dans l'intérêt de tous les enfants du groupe.

Questions fréquentes (FAQ)

Puis-je amener mon enfant à la crèche avec un léger rhume ?

Oui, en général. Un léger rhume sans fièvre et sans forte altération de l'état général n'est pas un motif pour rester à la maison — sinon, pendant les mois d'hiver, il n'y aurait presque aucun enfant en crèche. Veillez cependant à ce que votre enfant soit assez en forme pour participer au quotidien, et informez le personnel éducatif des symptômes.

Mon employeur doit-il me croire quand je dis que mon enfant est malade ?

Dès le premier jour, votre employeur peut exiger un certificat médical. En pratique, pour un seul jour, ce n'est souvent pas nécessaire, mais pour être en sécurité, un certificat médical est recommandé — surtout en cas d'absences répétées. Le certificat ne doit pas contenir le diagnostic de votre enfant, mais seulement confirmer que vous êtes nécessaire pour la prise en charge.

Que faire si mon employeur me met la pression parce que je m'absente à cause de mon enfant ?

Le droit à l'absence en cas de maladie de l'enfant est ancré dans la loi. Votre employeur ne peut pas vous faire subir de préjudice pour cette raison — ni un licenciement ni un avertissement uniquement pour l'exercice de ce droit ne sont admissibles. Si vous subissez des pressions, adressez-vous à votre syndicat, à un service de conseil juridique ou à l'autorité cantonale de conciliation.

Puis-je faire du télétravail au lieu de prendre un congé ?

Cela dépend de votre employeur et de la nature de votre activité. Légalement, il n'existe pas de droit au télétravail. Mais si votre enfant est en voie de guérison et que votre employeur est d'accord, le télétravail peut être une solution pragmatique. Attention toutefois : si votre enfant est vraiment malade, vous ne pouvez pas travailler de manière productive et le soigner en même temps. Dans ce cas, un jour de congé est la solution la plus honnête — et la meilleure pour tout le monde.

En tant que père, dois-je prendre des vacances quand mon enfant est malade ?

Non. Le droit à une absence payée s'applique expressément aux deux parents, indépendamment du sexe. Vous n'avez pas à sacrifier des jours de vacances quand votre enfant est malade. Ce droit vous revient en tant que père tout autant qu'en tant que mère.

Guides complémentaires

Vous trouverez ici d'autres articles utiles sur la garde d'enfants et le quotidien familial :


Un enfant malade bouleverse le quotidien — mais vous êtes mieux armé·e que vous ne le pensez. Connaissez vos droits, parlez ouvertement avec votre employeur et gardez un plan d'urgence sous la main. Et n'oubliez pas : cette phase passe. À chaque infection surmontée, le système immunitaire de votre enfant se renforce.

Sources : Loi sur le travail (LTr), Code des obligations (CO), Office fédéral de la santé publique (OFSP), Office fédéral des assurances sociales (OFAS), kibesuisse, Croix-Rouge suisse (CRS). Dernière mise à jour : février 2026.

«Switzerland has one of the most expensive childcare systems in the world. Transparency on costs and availability is the first step towards better work-life balance.»

Mathias Scherer
Founder, kizi.ch

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